5 étapes pour passer d’un 5 à un 15 en mathématique en deux trimestres.
Voilà, les résultats du premier trimestre sont
tombés et il faut dire qu’en mathématiques cette année ce n’est pas fabuleux.
Pourtant, l’année dernière tout allait bien. Non pas que notre chère petite
tête blonde se prenait pour Einstein, mais enfin la moyenne oscillait entre 12
et 14. Mais là, c’est la catastrophe. Lui (ou elle) qui rêvait de devenir
pilote de ligne, tout ça semble bien compromis. Mais que
voulez-vous ? Il n’arrive pas à
comprendre la subtilité des équations et encore moins, rentrer dans le monde
virtuel des nombres relatifs. Tout est perdu, adieux le prestige de l’uniforme,
les cocktails de fruits à Miami, les cartes postales depuis Tokyo et le survol
de la plage de Copacabana et du Corcovado lors des atterrissages à Rio.
A la fin de ce premier trimestre de cinquième, tous les espoirs d’avenir de notre enfant sont anéantis. Il se retrouve comme Louis XVI devant l’échafaud et la lame va venir réduire ses ambitions aussi certainement que ce cher Roi a vu réduire sa taille (bon, j’avoue là j’en fais beaucoup).
Bien que rien ne soit perdu, cette moyenne de cinq sur vingt que vous a ramené votre enfant, reste préoccupante. Mais ce que je vous propose aujourd’hui, c’est une méthode pour passer d’un cinq à un quinze en mathématiques en deux trimestres seulement.
A la fin de ce premier trimestre de cinquième, tous les espoirs d’avenir de notre enfant sont anéantis. Il se retrouve comme Louis XVI devant l’échafaud et la lame va venir réduire ses ambitions aussi certainement que ce cher Roi a vu réduire sa taille (bon, j’avoue là j’en fais beaucoup).
Bien que rien ne soit perdu, cette moyenne de cinq sur vingt que vous a ramené votre enfant, reste préoccupante. Mais ce que je vous propose aujourd’hui, c’est une méthode pour passer d’un cinq à un quinze en mathématiques en deux trimestres seulement.
Première
erreur à ne pas commettre, c’est de penser que votre enfant
va pouvoir récupérer son retard rapidement. Très souvent, j’entends, dans mes
formations, des parents me dirent :
« Il suffirait qu’il donne un bon coup de collier pour pouvoir remonter ». D’autant rajoutent-ils :
« Qu’il passe la plupart de son temps sur sa console de jeu ou devant des émissions débiles à la télévision. Un peu moins de fainéantise, un peu plus de travail et voilà le tour est joué ».
Soyons clairs, c’est faux. Pire c’est grave de le penser.
En effet, si nous suivons le raisonnement jusqu’au bout, imaginons que votre enfant fasse cet effort et n’ait pas de résultat. Cela signifie-t-il ? Que votre enfant est un crétin congénital, puisqu’il a suivi vos préceptes et que cela n’a pas fonctionné. Dans ce cas, ce n’est même plus la peine de chercher des solutions. Il nous reste plus qu’à lui souhaiter une destinée à la Forest Gump, un imbécile heureux.
Soyons sérieux et surtout juste. Demander uniquement à notre enfant de faire des efforts ça ne sert à rien. Certes, il va être indispensable de fournir un certain travail, mais… pas que.
Nous allons voir les différentes étapes plus loin.
« Il suffirait qu’il donne un bon coup de collier pour pouvoir remonter ». D’autant rajoutent-ils :
« Qu’il passe la plupart de son temps sur sa console de jeu ou devant des émissions débiles à la télévision. Un peu moins de fainéantise, un peu plus de travail et voilà le tour est joué ».
Soyons clairs, c’est faux. Pire c’est grave de le penser.
En effet, si nous suivons le raisonnement jusqu’au bout, imaginons que votre enfant fasse cet effort et n’ait pas de résultat. Cela signifie-t-il ? Que votre enfant est un crétin congénital, puisqu’il a suivi vos préceptes et que cela n’a pas fonctionné. Dans ce cas, ce n’est même plus la peine de chercher des solutions. Il nous reste plus qu’à lui souhaiter une destinée à la Forest Gump, un imbécile heureux.
Soyons sérieux et surtout juste. Demander uniquement à notre enfant de faire des efforts ça ne sert à rien. Certes, il va être indispensable de fournir un certain travail, mais… pas que.
Nous allons voir les différentes étapes plus loin.
Deuxième
erreur, c’est de passer en mode autoritaire. Là encore, le
raisonnement est souvent du type : « Pas de résultat, égal pas assez
de travail. Donc je remonte les bretelles de ma chère progéniture lors de la
réception du bulletin, et ensuite, il se remettra à travailler et les résultats
repartirons à la hausse ».
Tout semble parfaitement logique, hélas ça ne marche jamais. Pourquoi ?
Amusons nous à regarder cette situation, non plus de votre point de vue, mais de celui de votre enfant. Là, le raisonnement est le suivant : « Pas de résultat égal Je n’y arrive pas. Je vais me faire remonter les bretelles et mes parents vont me reprocher mon manque de travail. Mais, ils ne se rendent pas compte que de toute façon je ne comprends rien en maths et ça ne servirai à rien que je m’acharne dessus. Heureusement, fini l’algèbre, au deuxième trimestre ce sont les statistiques. J’espère que j’arriverai à mieux les comprendre. Et voilà, les futurs résultats sont mis dans les mains du hasard, pas très rassurant tout ça.
Tout semble parfaitement logique, hélas ça ne marche jamais. Pourquoi ?
Amusons nous à regarder cette situation, non plus de votre point de vue, mais de celui de votre enfant. Là, le raisonnement est le suivant : « Pas de résultat égal Je n’y arrive pas. Je vais me faire remonter les bretelles et mes parents vont me reprocher mon manque de travail. Mais, ils ne se rendent pas compte que de toute façon je ne comprends rien en maths et ça ne servirai à rien que je m’acharne dessus. Heureusement, fini l’algèbre, au deuxième trimestre ce sont les statistiques. J’espère que j’arriverai à mieux les comprendre. Et voilà, les futurs résultats sont mis dans les mains du hasard, pas très rassurant tout ça.
Le problème est la mauvaise moyenne, pas votre enfant. Il a eu un manque d’assiduité dans son travail, dont acte. Il a une part de responsabilité dans ce médiocre résultat.
Il ne dispose pas d’un quotient intellectuel de 180 qui lui aurait permis de réussir malgré son manque de travail. Très bien, compte-tenu de l’importance de la génétique dans l’obtention d’un tel Q.I. vous avez, vous aussi, votre part de responsabilité dans cette catastrophe (vous trouvez que j’exagère, moi aussi). Vous voilà à cinquante/cinquante avec votre enfant, on va enfin pouvoir poser les bases d’une solution.
Etape
N°1 : J’adore lorsque nos hommes politiques citent cette
phrase « il faut remettre l’église au centre du village ». Plus
prosaïquement, je dis qu’il faut remettre les choses à leur place. D’un côté
nous avons un problème. Qui d’ailleurs, ne se résume pas à une note, mais est
constitué de l’ensemble des difficultés que rencontre notre enfant en Math. De
l’autre nous avons une équipe constituée de notre cher petit et de nous-même,
dont l’unique objectif est de régler cette problématique.
Il est essentiel de poser la question de cette façon. Ainsi, nous prenons réellement conscience que nous ne sommes pas face à l’enfant, mais à côté de lui.
Dans ce combat qui peut se révéler plus ou moins difficile, chacun aura son rôle. Ce n’est certainement pas à vous, d’apprendre les leçons à la place de votre enfant. Pour autant, vous serez indispensable dans la mission de coach, capable de le rassurer dans les moments difficiles, de lui faire prendre conscience de ses capacités, de l’aider à vaincre ses peurs et à combler ses lacunes. Votre rôle, même s’il n’est pas opérationnel n’en reste pas moi primordial dans cette remontée spectaculaire que nous allons opérer en Math.
Dans cette équipe et pour les besoins de la cause, je vais vous demander d’avoir beaucoup d’abnégation puisque la victoire sera celle de votre enfant alors que l’échec devra, par définition être collectif. Vous trouvez cela injuste, vous avez raison, mais le monde est injuste. Dans cette croisade que je vous propose, nul Graal pour vous, seulement la discrète satisfaction d’avoir œuvré pour que votre cher petit ou votre chère petite, reprenne les chemins de la réussite.
Il est essentiel de poser la question de cette façon. Ainsi, nous prenons réellement conscience que nous ne sommes pas face à l’enfant, mais à côté de lui.
Dans ce combat qui peut se révéler plus ou moins difficile, chacun aura son rôle. Ce n’est certainement pas à vous, d’apprendre les leçons à la place de votre enfant. Pour autant, vous serez indispensable dans la mission de coach, capable de le rassurer dans les moments difficiles, de lui faire prendre conscience de ses capacités, de l’aider à vaincre ses peurs et à combler ses lacunes. Votre rôle, même s’il n’est pas opérationnel n’en reste pas moi primordial dans cette remontée spectaculaire que nous allons opérer en Math.
Dans cette équipe et pour les besoins de la cause, je vais vous demander d’avoir beaucoup d’abnégation puisque la victoire sera celle de votre enfant alors que l’échec devra, par définition être collectif. Vous trouvez cela injuste, vous avez raison, mais le monde est injuste. Dans cette croisade que je vous propose, nul Graal pour vous, seulement la discrète satisfaction d’avoir œuvré pour que votre cher petit ou votre chère petite, reprenne les chemins de la réussite.
Etape
N°2 :
S’inscrire immédiatement à un cours
accéléré de méditation afin d’acquérir en quelques heures la sagesse d’un grand
maitre tibétain. Ce genre de formation n’existe pas, tant pis, vous devrez
faire sans. Ce que je vais vous demander c’est de ne faire aucun reproche,
aucune remarque désobligeante à votre enfant sur cette fameuse moyenne en
mathématiques.
Et ce pour deux raisons, la première est d’ordre motivationnel. Votre enfant connait parfaitement la situation. Elle l’angoisse suffisamment comme ça. Insister n’apporterait rien sur le plan opérationnel et contribuerait à diminuer un peu plus sa confiance en lui. Ce qui en terme d’énergie serait catastrophique.
La deuxième raison est d’ordre psychologique. Si vous faites des remontrances, votre jeune va essayer de se justifier. Répondant à chaque accusation par une justification plus ou moins valide, il va finir par se convaincre lui-même du bien-fondé de son argumentation et sortir de cette confrontation, certain qu’il n’est que la pauvre victime.
De ce genre de polémique ne sort jamais un contexte propice au changement, chacun finissant campé sur ses certitudes. Il peut même s’être formé une sorte de rivalité, qui ne va pas contribuer à l’épanouissement de « l’équipe » que nous souhaitons constituer. Afin d’éviter cet écueil, le plus simple est d’éviter toute remise en cause de notre élève. Mais au contraire de bien reposer le problème.
« Nous avons tous les deux un souci : ce sont tes mauvais résultats en math et nous allons tous les deux trouver, ensemble, des solutions. Je me moque complètement des raisons qui nous ont amenées là, ce qui m’intéresse c’est l’avenir et comment nous allons redresser la barre. »
Il faut avoir, à la fois un discours positif et conquérant. L’important à cet instant est de donner à notre enfant l’envie de se battre. Le chemin va être long, périlleux, mais ce que nous pouvons garantir c’est que la victoire est au bout (parce que moi, je vous garantis que si vous suivez ces conseils votre enfant finira l’année avec une superbe moyenne dans cette matière).
Et ce pour deux raisons, la première est d’ordre motivationnel. Votre enfant connait parfaitement la situation. Elle l’angoisse suffisamment comme ça. Insister n’apporterait rien sur le plan opérationnel et contribuerait à diminuer un peu plus sa confiance en lui. Ce qui en terme d’énergie serait catastrophique.
La deuxième raison est d’ordre psychologique. Si vous faites des remontrances, votre jeune va essayer de se justifier. Répondant à chaque accusation par une justification plus ou moins valide, il va finir par se convaincre lui-même du bien-fondé de son argumentation et sortir de cette confrontation, certain qu’il n’est que la pauvre victime.
De ce genre de polémique ne sort jamais un contexte propice au changement, chacun finissant campé sur ses certitudes. Il peut même s’être formé une sorte de rivalité, qui ne va pas contribuer à l’épanouissement de « l’équipe » que nous souhaitons constituer. Afin d’éviter cet écueil, le plus simple est d’éviter toute remise en cause de notre élève. Mais au contraire de bien reposer le problème.
« Nous avons tous les deux un souci : ce sont tes mauvais résultats en math et nous allons tous les deux trouver, ensemble, des solutions. Je me moque complètement des raisons qui nous ont amenées là, ce qui m’intéresse c’est l’avenir et comment nous allons redresser la barre. »
Il faut avoir, à la fois un discours positif et conquérant. L’important à cet instant est de donner à notre enfant l’envie de se battre. Le chemin va être long, périlleux, mais ce que nous pouvons garantir c’est que la victoire est au bout (parce que moi, je vous garantis que si vous suivez ces conseils votre enfant finira l’année avec une superbe moyenne dans cette matière).
Etape
N°3 :
La cause principale d’une mauvaise note est la non-acquisition d’un savoir,
c’est évident mais certaines évidences demandent à être rappelées.
En un mot, votre enfant à des lacunes, des incompréhensions, il manque des briques dans le « mur du savoir ». Il va falloir re-maçonner tout ça.
Or ici se pose le délicat problème du savoir.
Avez-vous les compétences pour accompagner votre enfant ? Tout d’abord, technique, maitrisez-vous le programme de cinquième en mathématiques ? Mais aussi pédagogique, êtes-vous en capacité de transmettre ces connaissances à votre collégien.
J’ai connu un professeur plutôt reconnu pour son professionnalisme qui s’est révélé incapable d’aider son fils lorsque celui-ci a connu des difficultés. L’affectif s’en mêlant, il perdait tout sens commun et se trouvait dans l’incapacité de transmettre des savoirs qu’il enseignait pourtant depuis des années. Dans ce cas pas d’hésitation, il faut trouver, au plus vite, un accompagnant pédagogique pour votre enfant.
Soyez certain d’une chose, votre enfant a toutes les qualités pour réussir, il a loupé une étape, qu’il reprenne des bases solides et les bonnes notes vont revenir, comme par enchantement. Lorsque j’évoque ce sujet dans mes conférences, bien des parents hésitent à faire appel à une aide extérieure, estimant, souvent avec raison, que leur enfant pourrait s’en sortir seul s’il se mettait déjà au travail. C’est probablement vrai, mais c’est aussi sous-estimer l’effet de la motivation. Pourquoi notre enfant ne travaille-t-il pas de lui-même ?
Probablement parce qu’il manque de confiance en lui et effectivement ne fait pas le rapport direct entre efforts consentis et réussite. Lorsqu’il prend des cours extérieurs, il regagne cette assurance. Il intègre de façon inconsciente que travail égale réussite. Et cette valeur l’aidera chaque jour à se mobiliser pour fournir les efforts nécessaires. Notre étape numéro quatre va d’ailleurs renforcer cet atout.
En un mot, votre enfant à des lacunes, des incompréhensions, il manque des briques dans le « mur du savoir ». Il va falloir re-maçonner tout ça.
Or ici se pose le délicat problème du savoir.
Avez-vous les compétences pour accompagner votre enfant ? Tout d’abord, technique, maitrisez-vous le programme de cinquième en mathématiques ? Mais aussi pédagogique, êtes-vous en capacité de transmettre ces connaissances à votre collégien.
J’ai connu un professeur plutôt reconnu pour son professionnalisme qui s’est révélé incapable d’aider son fils lorsque celui-ci a connu des difficultés. L’affectif s’en mêlant, il perdait tout sens commun et se trouvait dans l’incapacité de transmettre des savoirs qu’il enseignait pourtant depuis des années. Dans ce cas pas d’hésitation, il faut trouver, au plus vite, un accompagnant pédagogique pour votre enfant.
Soyez certain d’une chose, votre enfant a toutes les qualités pour réussir, il a loupé une étape, qu’il reprenne des bases solides et les bonnes notes vont revenir, comme par enchantement. Lorsque j’évoque ce sujet dans mes conférences, bien des parents hésitent à faire appel à une aide extérieure, estimant, souvent avec raison, que leur enfant pourrait s’en sortir seul s’il se mettait déjà au travail. C’est probablement vrai, mais c’est aussi sous-estimer l’effet de la motivation. Pourquoi notre enfant ne travaille-t-il pas de lui-même ?
Probablement parce qu’il manque de confiance en lui et effectivement ne fait pas le rapport direct entre efforts consentis et réussite. Lorsqu’il prend des cours extérieurs, il regagne cette assurance. Il intègre de façon inconsciente que travail égale réussite. Et cette valeur l’aidera chaque jour à se mobiliser pour fournir les efforts nécessaires. Notre étape numéro quatre va d’ailleurs renforcer cet atout.
Etape
N°4 :
Nous avons mis notre enfant dans de bonnes dispositions. Nous avons, ensemble,
remis à plat ses difficultés sans juger, sans reprocher, sans remettre en cause
ses compétences, son intelligence ou sa bonne volonté.
Pour parer à ses lacunes nous avons fait appel à un professeur auxiliaire, qui a pu reprendre les bases qui lui manquaient et lui redonner confiance dans cette matière qui était devenue pour lui synonyme d’échec. Et les premiers résultats vont tomber. Ne vous leurrez pas, ils ne seront pas « miraculeux ». Aucun enfant ne passe d’un cinq à un quinze en une étape. A son prochain devoir votre cher petit va probablement avoir sept ou huit, pas plus.
Ne vous étonnez pas, c’est normal. Personne ne devient champion du jour au lendemain. Vous devez en avoir conscience. Lui par contre, c’est moins sûr.
Mettons-nous à sa place. Il y a cru à nouveau. Il a fait des efforts pour progresser et voilà le résultat, une note encore relativement faible. Peut-être pense-t-il que c’est beaucoup d’efforts pour un piètre résultat. D’autant que le premier de la classe exhibe son dix-huit en disant à qui veut l’entendre qu’il n’avait rien préparé (vieux truc de collégien pensant faire mousser son talent en minimisant son réel travail).
Là, c’est à nous d’agir avec discernement et complaisance. Il va falloir valoriser, sans exagération le résultat obtenu par notre enfant. Lui expliquer que ce qui compte c’est moins la note que la dynamique qui s’est mise en place. Que ce sont les premières marches qui mènent au succès et d’ailleurs les débuts demandent toujours beaucoup plus d’effort. Comme une fusée la poussée doit être maximale au décollage pour une vitesse qui semble au ralenti, puis petit à petit, elle accélère pour atteindre les étoiles. L’important à cette étape c’est que votre enfant ne se décourage pas et conserve l’envie, la confiance en lui.
Etape
N°5 : Voilà nous venons d’atteindre la moyenne,
c’est un grand moment. Il faut en profiter pour renforcer la motivation de
notre cher petit et surtout lui donner l’envie de progresser davantage. Pour
qu’il puisse gagner, encore plus, en confiance en lui, nous allons lui rappeler
le chemin parcouru. Comme le disait Corneille « A vaincre sans péril, on
triomphe sans gloire ». Notre rôle est donc de rappeler, de façon positive,
toutes les difficultés qu’a rencontré notre enfant, reprendre les coups durs,
les doutes, ainsi on valorise de façon extrêmement forte tout le courage, le travail et
l’intelligence développés pour atteindre ce but. Notre enfant regonflé par ce
bilan positif de son action est en capacité de se projeter plus loin, plus
haut. Pour parer à ses lacunes nous avons fait appel à un professeur auxiliaire, qui a pu reprendre les bases qui lui manquaient et lui redonner confiance dans cette matière qui était devenue pour lui synonyme d’échec. Et les premiers résultats vont tomber. Ne vous leurrez pas, ils ne seront pas « miraculeux ». Aucun enfant ne passe d’un cinq à un quinze en une étape. A son prochain devoir votre cher petit va probablement avoir sept ou huit, pas plus.
Ne vous étonnez pas, c’est normal. Personne ne devient champion du jour au lendemain. Vous devez en avoir conscience. Lui par contre, c’est moins sûr.
Mettons-nous à sa place. Il y a cru à nouveau. Il a fait des efforts pour progresser et voilà le résultat, une note encore relativement faible. Peut-être pense-t-il que c’est beaucoup d’efforts pour un piètre résultat. D’autant que le premier de la classe exhibe son dix-huit en disant à qui veut l’entendre qu’il n’avait rien préparé (vieux truc de collégien pensant faire mousser son talent en minimisant son réel travail).
Là, c’est à nous d’agir avec discernement et complaisance. Il va falloir valoriser, sans exagération le résultat obtenu par notre enfant. Lui expliquer que ce qui compte c’est moins la note que la dynamique qui s’est mise en place. Que ce sont les premières marches qui mènent au succès et d’ailleurs les débuts demandent toujours beaucoup plus d’effort. Comme une fusée la poussée doit être maximale au décollage pour une vitesse qui semble au ralenti, puis petit à petit, elle accélère pour atteindre les étoiles. L’important à cette étape c’est que votre enfant ne se décourage pas et conserve l’envie, la confiance en lui.
C’est maintenant que nous pouvons émettre une nouvelle exigence en lui demandant d’obtenir douze au prochain contrôle. Et nous l’obtiendrons et que devons-nous faire pour passer de ce douze à quinze. Et c’est là, la partie la plus agréable de cette méthode, car pour obtenir cette excellente note, nous devons faire : Rien. Rien du tout. Tout le travail a déjà été réalisé en amont. Laissez votre enfant tranquille et vous allez voir les bons résultats vont arriver tous seuls. Attention, il y a de fortes chances pour que votre collégien, fier de ses résultats, ne baisse sa garde. Nous verrons comment traiter cela une prochaine fois. Mais là vous venez, en deux trimestres, de faire passer votre enfant d’un cinq à un quinze en mathématiques.





